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Alain PEYRE | Dirigeant, NOUVELLE VAGUE Conseils et Formations | VAUVERT

Alain PEYRE
Dirigeant, NOUVELLE VAGUE Conseils et Formations

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L'Evolution de la formation professionnelle vous parait-elle profitable ?
Le recentrage de la formation professionnelle vers les opérateurs Institutionnels et les gros opérateurs privés vous parait-elle être un bien pour la formation professionnelle ?
L'ultra labellisation vous parait-elle être profitable à la qualité des formations dispensées ?
La disparition des petits opérateurs privés ou leur asservissement à de gros opérateurs apporteurs de missions vous parait-il souhaitable ?
... etc ....
exprimez-vous sur le modèle de formation professionnelle qui vous paraît être idéal
Posée par Alain PEYRE
Voici 17 jours et 13 heures | Autres

10 réponses

Sabine DUGOT | Dirigeante, Coach, Consultante en Bilans de compétences, sens'action Coaching et performance
Bonsoir,

J'ai pourtant suivi de près les enjeux économiques et institutionnels que le gouvernement veut remettre sur la table.... pour autant je ne comprends pas bien votre question.

Pourriez-vous précisez qui sont pour vous, les opérateurs institutionnels, les gros opérateurs privés et l'ultra labellisation?

Bien cordialement

Sabine DUGOT
En guerre avec les adminstrateurs des budgets formations des entreprises.
Réponse de Sabine DUGOT | Dirigeante, Coach, Consultante en Bilans de compétences, sens'action Coaching et performance
Il y a 17 jours et 12 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus

François FARNIER | 2F CONSEIL - Formateur en Commerce International
Bonjour Alain

Je ne sais pas si on peut parler de recentrage ou simplement de la tendance de la formation professionnelle. Mais c'est un fait, comme vous le constatez, que les formateurs indépendants, dont je fais partie, sommes totalement tributaires des gros opérateurs tels que les C(R)CI, AFPI, AFPA, GRETA, etc. qui couvrent l'ensemble du territoire, plus les grands organismes parisiens présents dans les grandes villes comme Demos, Lamy, etc.

Pour les formateurs en solo il est évident que ce n'est pas du tout profitable car pour les stages intra l'organisme de prend une marge de 50 % et sur les stages inter ça peut aller jusqu'à 80 %. Le plus grave pour moi est la tendance, à partir du premier euro, à l'appel d'offres, plus ou moins bidon, qui requiert des dizaines d'heures de paperasse pour un résultat nul. Je refuse d'y répondre car je pense que pour un travailleur en solo c'est perdre son temps et son argent. Les gros opérateurs et les grandes entreprises ont, eux, tout le personnel administratif nécessaire…

En plus de montrer patte blanche avant de pouvoir facturer la première journée de formation, le formateur indépendant se voit submerger par une avalanche de justificatifs. Voici les documents qu'un nouveau client m'a demandés pour une seule journée de travail en octobre : fiche de renseignement, RIB, photocopie recto-verso carte identité, photo identité, extrait de casier judiciaire, copie des diplômes, copies certificats de travail, CV, charte informatique, copie attestation vitale, déclaration négative mesures disciplinaires, formulaire Cerfa demande pour assurer fonction enseignant, document officiel portant numéros SIRET - NAF. D'autres exigent l'attestation annuelle URSSAF, Impôts, etc. que je suis à jour du paiement de mes cotisations sociales pour éviter une requalification en contrat salarié en cas de contrôle.

Si par ultra labellisation on entend qualité avant, pendant et après il y aurait beaucoup à dire. La formation continue a pour objectif de rendre les participants plus compétents après le stage. Or il faudrait que le formateur indépendant, qui intervient souvent en sous-traitance pour les grands organismes de formation, soit informé avant en direct des besoins précis des futurs stagiaires. Or il existe entre le formateur et le stagiaire un nombre non négligeable de "filtres" chacun d'eux ayant ses impératifs de contenu, de dates, de budget, etc...

Dans l'entreprise on a le chef de service, le DRH, le responsable formation, le directeur financier, le directeur général. Dans l'organisme on a le commercial au contact de l'entreprise, le directeur commercial, le directeur du centre. Si je peux avoir un contact direct préliminaire par téléphone avec les stagiaires, ce qui est très rare, je peux déterminer avec précision les exigences prioritaires avant le début du stage.

En face à face le tour de table permet de détecter les attentes si on ne les connaît pas à l'avance ce qui est le cas le plus fréquent. Il m'est arrivé de découvrir qu'on avait vendu aux stagiaires une formation sur la douane alors qu'à moi on m'avait demandé les documents import export. Il suffit d'écrire les attentes exprimées oralement sur un paper board pour ne pas les perdre de vue et vérifier à la fin de la journée qu'on n'a rien oublié.

Mais de toute façon en fin de session le questionnaire d'évaluation à chaud permet de vérifier si le programme a bien été respecté et si l'objectif prévu a été atteint., Certains questionnaires sont chiffrés de manière précise : accueil, supports, capacité à répondre aux questions, théorie et exercices ou études de cas, maîtrise du sujet, respect du programme, de l'horaires, etc. Une anomalie par rapport à la norme ISO est que la plupart du temps le formateur n'a pas de retour d'information sur l'évaluation, ce qui serait la moindre des choses.

Il est évident que les petits opérateurs privés ou les formateurs indépendants comme moi vont disparaître car l'accès au marché va devenir de plus en plus difficile pour les nouveaux arrivants. Les CCI se regroupent de manière régionale ce qui entraîne la diminution du nombre de clients potentiels, en Bourgogne 4 CCI pour 1 CRCI. La seule solution serait de proposer nos services en direct mais c'est peine perdue. Je suis présent sur internet en direct avec mon site www.2f.conseil.com et sur Formatel et Formaguide depuis des années. Mais les "grands" qui ont des budgets publicitaires conséquents occupent tout l'espace médias et écrasent les indépendants qui ne sont pas assez visibles comme c''est le cas aussi sur VIADEO.

Et comme le dit un de mes amis qui a 30 ans d'expérience, un indépendant ne pourra jamais lutter contre une CCI dont le bâtiment, bien visible en centre ville est là depuis un siècle ou plus, et ça rassure ! Le seul qui tire son épingle du jeu à ce jeu-là est Jacques SCHMITT d'Activexport, car si vous tapez "formation commerce international", il est top of the pops et pourtant il est tout seul comme moi !!!

J'ai essayé d'être présent en direct avec un programme annuel sur mon site, mais je n'ai jamais reçu la moindre inscription. J'ai essayé de m'adresser en direct aux DRH à partir de l'annuaire ANDCPRH mais c'est peine perdue. Ca me rappelle l'époque où je prospectais en Allemagne à partir d'une usine française de salaisons avec des prix DDP (tout compris) en DEM 30 à 40 % inférieurs à ceux des concurrents. Eh bien les clients allemands prospectés en direct préféraient payer plus cher mais ça les rassurait d'avoir un importateur ou un grossiste allemand sur place, quitte à payer 30 à 40 % plus cher ! Dans la formation je pense qu'il y a quelque chose de similaire. Le plus absurde est que c'est nous les indépendants qui faisons tourner en sous-traitance ces "gros opérateurs" qui n'ont pas les compétences en interne et qui ont un nombre insuffisant de jours pour avoir des formateurs salariés.

Amitiés
François
Réponse de François FARNIER | 2F CONSEIL - Formateur en Commerce International
Il y a 17 jours et 2 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus

Didier Houth | Formateur Conseil Projet d'Entreprise
Bonjour Alain,

Les questions que vous soulevez sont typiques d'un marché éclaté, avec une sous-traitance importante, en pleine restructuration.

On peut facilement comparer le marché de la formation à celui de BTP.

Il y a des projets qui vont du simple particulier à des projets internationaux, en passant par la PME et les associations.

Comme dans le BTP, on a tous l'impression de savoir parce qu'on connait par le quotidien, qui de la maçonnerie, qui de l'électricité, qui de la peinture, etc.

On croit également que savoir exercer un métier permet de l'enseigner.

Mais former et enseigner son des métiers à part entière. Selon le niveau visé et la spécialisation, on a besoin également de très bien connaitre la matière enseignée, d'en être un spécialiste aguerri.

Dire parce qu'on est spécialsite d'un domaine on peut l'enseigner, c'est renverser les valeurs. J'ai connu des dizaines de très bon spécialistes, même des experts, incapables de former durablement qui que ce soit. Au mieux, ils pouvaient montrer ou exposer mais sûrement pas former.

On a besoins des milliers de formateurs spécialisés encore en poste ou sortis d'un poste depuis plus ou moins longtemps. Ils sont des référents insdispensables à toute formation à un métier manuel ou intellectuel.

Face à ces formateurs, ils faut mettre des aprenants, dans un environnement adéquat au bon moment dans le cycle de formation. Cette ingénierie demande des compétences que beaucoup de formateurs métiers n'ont pas. Elle s'apprend et s'acquière.

De plus, à côté de cette ingénierie pédagogique de masse, il faut également une ingénierie de formation pour déterminer les axes stratégiques, les transcrire en actions et organiser leurs financements. Cette dernière repose sur des compétences en management des RH, en droit du travail et de la formation, en gestion et finance, très rarement maîtrisées par des formateurs métiers.

C'est pourquoi, il est indispensable que les formations soit organiser par des structures adaptées intermédiaires entre les clients collectifs (souvent des entreprises et autres oragnisations collectives et territoriales) et des fournisseurs éparpillés en une nuée de formateurs métiers individuels.

Ensuite, pour organiser un marché, sa demande et son offre, surtout pour les comparer, il faut une certaine normalisation.

Comme la formation touche l'ensemble des secteurs de l'économie, il est difficile de comparer entre elles des offres sur des métiers différents.

C'est pourquoi des labels reposant sur des certifications par métiers et d'autres sur des certifications transversales de la formation sont nécessaires pour établir des comparaisons et établir des familles d'offres recevables corespondantes aux besoins des clients.

Le mouvement national, européen et mondial de la normalisation systèmatique dans tous les secteurs de l'économie, contribue à obliger les formateurs de disposer d'une ou plusieurs certifications reconnues sur le marché.

Ces normes contiennent des cahiers des charges, qui sont autant de méthodologies à suivre. Etre professionnel, c'es savoir suivre une méthode éprouvée, surtout en formation. Comme l'a dit Georges BRASSENS : un don sans méthode n'est jamais qu'une mauvaise habitude.

Quand on parle de restructuration, on parle forcément de concentration.

Le marché de la formation est en pleine restructuration à un moment, où la crise et le sous-emploi des Seniors ont encore augmenter le nompbre de formateurs métiers sur le marché.

Dans le domaine du développement personnel et du coaching, ce sont les surpopulations des cursus universitaires de psychologie accompagnés des mouvements pseudo scientifiques, exotiques et plus ou moins sectaires, qui accompagnent les périodes d'inquiétudes, comme celle qu'on vit actuellement, qui ont gonflé démesurément les rangs des formateurs spécialisés.

Ainsi le marché de l'offre de formation a pris une ampleur irationnelle et commence à devenir instable. Surtout, il devient de plus en plus difficile de faire son marché dans une telle opulence avec une telle divervisté de qualité et de prix (comme déjà évoqué ici dans une question précédente).

Comme une bulle spéculative, tout marché dont l'offre croit de façon irrationnelle doit éclater et se restructurer pour revenir sur ses fondamentaux les plus traditionnels, seuls gages de sérieux et développement durable.

Nous commençons à vivre cette période d'éclatement-restructuration.

Il en sortira un nombre bien moindre de formateurs indépendants (pas forcément les meilleurs, ni les plus compétents) le renforcement des grandes organisations et entreprises du secteur et l'apparition de nouveaux acteurs et leadeurs.

Après cette restructuration à côtés des géants, il continuerra d'exister de petites structures locales ou spécialisées. Comme dans tous les secteurs de l'économie, elles sont nécessaire pour répondre à des besoins de moindre taille et, ou, avec une rapidité et une agilité inconnues des grandes structures.

Cela sera-t'il profitable à la formation ?

Il est toujours profitable qu'un marché se rationalise surtout pour ses acteurs, qu'ils soient fournisseurs ou clients.

Les prix pour les clients, à défaut de baisser, devraient correspondre à une meilleure qualité de prestation, également profitable.

Les marges pour les fournisseurs seront plus confortables et plus profitables à leurs bénéfices.

Ainsi ce beau marché rajeuni devrait à nouveau attirer tout et n'imporque qui à la recherche de profits financiers et personnels.

Viadèolement vôtre
Didier HOUTH
Réponse de Didier Houth | Formateur Conseil Projet d'Entreprise
Il y a 17 jours | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus

Bonjour Alain,

Comme d'habitude tout le monde a parlé de la "structure" de la formation, des enjeux du pouvoir. Mais quid de LA formation en elle-même ?

La formation répond-elle aux besoins des entreprises ?
La formation répond-elle aux besoins des salariés ?
La formation répond-elle aux besoins des citoyens ?
La formation répond-elle aux besoins de la société d'humain (et non société d'entreprises) ?

Visiblement, personne n'a la réponse !!! Tout est donc un enjeu de pouvoir.

Et nous nous demandons si le donner à tel et tel est mieux ... pour qui, pour quoi, pourquoi ? Malheureusement, j'ai nettement l'impression d'avoir la réponse. J'exprime donc mon désintérêt pour l'enjeu des grands dont nous n'écoperons que des miettes.

Bien entendu il va de soi que les trois derniers items des questions n'intéressent personne. C'est à dire que personne n'y trouve un intérêt, pécunier il va sans dire. Des fois que l'attention soit portée sur l'acquisition des connaissances par les citoyens et non pas de savoir si Jean prendra le contrôle avec ou non son père de la Super SA "Mondial Education Corporate" sous filiale de la World Companie. Mais j'ai le droit de rêver ? Non !

Je vous laisse à vos expectations et paris sur les gagnants du jackpot formatif.

C'est curieux j'entends un bruit sous terre. Eh, Jules Ferry recouche toi ! Et arrête de te retourner tu gènes les vers de terre. Tu n'y peux rien, voila ! Mais nous peut-être ...

Cordialement.
Jean-Paul CIPRIA
Réponse de Jean-Paul C. | Passé à la résistance. Auto effacement de mon profil Viadeo ... Access denied ..
Il y a 16 jours et 23 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus

Didier Houth | Formateur Conseil Projet d'Entreprise
@Jean-Paul,

C'est bien pour répondre aux "trois derniers items" qu'il faut organiser la formation et ne pas la laisser aller à une "anarchie déconstructive".

Quant à Jules FERRY, il peut dormir tranquille.

Car la formation des adultes, des ouvrières et des ouvriers, afin qu'ils s'instruisent pour mieux maîtriser leur vie, leur destin et celui de leurs enfants est une idée et un combat de Pierre-Joseph PROUDHON.

Ce grand penseur, tenant d'une anarchie constructive et démocratique, politicien et économiste français du mouvement ouvrier du XIXe siècle, qui a su rester anarchiste tout en rejetant la violence et la dictature prolétarienne du communisne, mérite qu'on évoque bien plus plus souvent ses idées et son oeuvre.

A côté de lui, Jules FERRY, "c'est un BISOUNOURS !", comme dit dans le film "CAMPING".

Viadèolement vôtre
Didier HOUTH
Réponse de Didier Houth | Formateur Conseil Projet d'Entreprise
Il y a 16 jours et 20 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus

Jean-Pierre GAUTIER | Consultant, Gerson Lehrman Group
Bonjour,

Je reviens sur un point qui me chagrine.

En effet, Didier nous affirme que Jules Ferry peut dormir tranquille.

En effet, précise-t-il "Car la formation des adultes, des ouvrières et des ouvriers, afin qu'ils s'instruisent pour mieux maîtriser leur vie, leur destin et celui de leurs enfants est une idée et un combat de Pierre-Joseph PROUDHON."

J'avais une connaissance suffisamment précise de Proudhon pour être étonné d'une telle affirmation. Cependant, je voulais en être certain.

Et ce que j'ai lu me confirme dans mes certitudes :

1) Jean-Paul Cipria avait parfaitement raison d'appeler les mânes de Jules Ferry à se taire car "En raison des enjeux politiques, économiques, sociaux, idéologiques et culturels posés par l’enseignement en France, l’histoire du système éducatif français est marquée par des évolutions lentes et quelques changements plus nets, à l’occasion de réformes marquantes.

La plus importante est sans doute celle des lois Jules Ferry, qui affirment l’obligation de l’instruction, la gratuité et la laïcité de l’enseignement public. L'instruction peut toutefois être donnée dans une école publique, dans une école privée sous contrat, ou privée hors contrat ou encore en famille." Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Système_éducatif_français

2) Sur la sociologie de l'Education, Proudhon n'apparaît nullement dans les précurseurs : Cf. http://www.scienceshumaines.com/la-sociologie-de-l-education-en-france_fr_5010.html
qui cite : Emile Durkheim " Bien qu'il n'ait pas publié sur ce sujet de son vivant, il a donné de nombreux cours de sociologie de l'éducation à la Sorbonne, où il a occupé à partir de 1906 une chaire de sciences de l'éducation.

Ses leçons ont été réunies, avec d'autres textes, dans trois publications posthumes : Education et Sociologie (1922), L'Education morale (1925) et L'Evolution pédagogique en France (1938)."

Mais "Ce sont surtout Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron qui ont fait de la sociologie de l'éducation une préoccupation importante de la sociologie contemporaine en publiant Les Héritiers (1964) et La Reproduction (1970)."

3) Sur Proudhon :

Il est connu pour ses célèbres tirades permettant de reconnaitre ses domaines de prédilection :

a) "La propriété c'est le vol" - "La publication de "Qu'est-ce que la propriété ? "attire l’attention des autorités françaises mais aussi de Karl Marx qui entame une correspondance avec Proudhon. Les deux hommes s’influencent mutuellement ; ils se rencontrent à Paris où Marx est en exil. Leur amitié s’achève quand, en réponse à "La Philosophie de la misère" de Proudhon, Marx écrit "La Misère de la philosophie". Au sein de l’Association internationale des travailleurs (première Internationale), il y eut une scission entre les anarchistes de Bakounine et ceux de Proudhon. Les mutualistes proudhoniens pensaient que la propriété collective était indésirable et que la révolution sociale pouvait être atteinte pacifiquement.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Proudhon

b) L'anarchie c'est l'ordre sans le pouvoir" - "Dans son livre Les Confessions d’un révolutionnaire pour servir à l’histoire de la Révolution de Février, Proudhon écrit entre autres choses la fameuse phrase « l’anarchie c’est l’ordre sans le pouvoir ». Il tenta de créer une banque nationale qui donne des prêts sans intérêts, similaire d’une certaine façon aux mutuelles d’aujourd'hui.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Proudhon

c) Proudhon est le premier théoricien connu à se désigner lui-même comme un « anarchiste ». Il écrit dans "Du Principe fédératif" que « la notion d' "anarchie", en politique, est tout aussi rationnelle et positive qu'aucune autre .» Proudhon défendait la liberté individuelle contre toute force dominante : l'Église, la religion et toute espèce de dictature, l'individu ne doit jamais être sacrifié à l'intérêt général ou à la justice sociale.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Proudhon

Il n'a écrit qu'accessoirement sur la matière (mais on aurait pu imaginer comme Durkheim qu'il ait malgré tout influencé la matière par son action ce qui n'est pas le cas), et n'est, malgré tout, pas réputé sur la matière.

Eventuellement, cette phrase "Albert Thierry est d'accord avec Proudhon sur ce thème général : « Conduire l’homme par la tête et avec la main à la philosophie du travail qui est le triomphe de la liberté »." mais c'est un peu juste.

Source : http://www.pelloutier.net/dossiers/dossiers.php?id_dossier=54

Cependant qu'il a été amené à traiter cette matière accessoirement

"« Malheureusement je ne suis, il s'en faut, ni un Jacotot, ni un Rousseau, ni rien qui y ressemble », écrivait-il vers la fin de sa vie, et il affirmait que « le moindre de nos instituteurs de village » en savait, en matière d'éducation, plus que lui (Correspondance, XIV, 90, 91). En réalité, et en dépit de cette modestie qui ne lui est pas habituelle, il s'est préoccupé à bien des reprises de l'instruction populaire. Il n'en pouvait être autrement. Il voulait réaliser entre les hommes l'égalité économique, ou, comme il dit dans ses premiers Mémoires, « l'égalité des appointements ». Mais, d'autre part, il repoussait avec horreur le communisme et prétendait proportionner le salaire de chaque travailleur à ton produit. Pour concilier ces prétentions contradictoires, il lui fallait bien admettre que tous les travailleurs peuvent, s'ils font l'effort nécessaire, parvenir à une habileté semblable, à un égal talent. Bref, pour arriver à « l'égalité des salaires », il lui fallait considérer comme possible « l'égalité des capacités ». Et telle est en effet sa thèse. D'abord, affirme-t-il, toutes les capacités peuvent être dites « équivalentes » pour cette raison que toutes les fonctions sont également nécessaires à la vie de cet être collectif qu'est la société ; l'équivalence des capacités résulte du principe de l'équivalence des fonctions, qui lui-même se déduit de la loi de la division du travail. Mais il y a plus : c'est bien à l'égalité des capacités que Proudhon veut aboutir, et il croit cette égalité possible, parce que toutes les fonctions, tous les métiers, même ces métiers manuels qu'on a si longtemps dédaignés, ou plutôt ces métiers manuels surtout, lui paraissent pouvoir servir de base à une haute culture de l'esprit, au développement intégral de l'intelligence humaine. Et c'est là qu'est l'idée originale, l'idée féconde qui conduit Proudhon à formuler toute une philosophie singulièrement profonde du travail manuel et de l'enseignement professionnel."

Source : http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=3462

"Ailleurs (Idée générale de la Révolution, x, 289 et suiv. ; Capacité politique des classes ouvrières, 3e partie, ch. VII), Proudhon a indiqué plus sommairement les mêmes idées en insistant sur certains détails d'organisation pratique qui ne sont pas sans intérêt. L'union de l'école et de l'atelier, qui astreindra l'enfant, « à partir de la neuvième année, à un travail utile et productif », permettra d'instruire tous les enfants de sept à dix-huit ans, sans accabler le budget de l'Etat. Au surplus, l'enseignement reste libre, « l'Etat n'intervenant qu'à titre d'auxiliaire, là où la famille et la commune ne sauraient suffire » ; c'est aux pères de famille, et plus particulièrement aux associations ouvrières, qu'incombe la tâche de contrôler l'enseignement (Capacité politique, etc., pages 287 et suiv., et Idée générale de la Révolution, pages 289 et suiv.). Ajoutons enfin que Proudhon indique sommairement (Idée générale de la Révolution, pages 289 et suiv.) que l'enseignement « dit supérieur », « résultante spontanée et foyer naturel de l'enseignement primaire », pourrait être organisé démocratiquement par l'ensemble des instituteurs élisant eux-mêmes leurs maîtres. Et il y a là sans doute plus d'une vue contestable ; mais l'ensemble cadre singulièrement avec le mouvement d'idées qui résulte des progrès récents de la démocratie ouvrière.

Source : ibid. http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=3462

En m'excusant de cette longue disgression.

Courtoisement

Jean-Pierre GAUTIER
Réponse de Jean-Pierre GAUTIER | Consultant, Gerson Lehrman Group
Il y a 16 jours et 17 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus

Jean Paul Charamel | Chroniqueur
Bonjour Alain

Vous avez dit profitable ???

A certains, surement !..
Source : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=448

La caisse noire de l'UIMM

La "caisse noire" de l'UIMM alimentée par l'argent de la formation professionnelle


C'est un témoignage exclusif France Inter / Rue 89 : celui d'Annick Lepage, ancienne chargée de mission de la Fédération des industries mécaniques (FIM).

La Fédération des industries mécaniques, adhérente à l'UIMM, est aujourd’hui présidée par Yvon Jacob, membre du nouveau bureau de l'UIMM.

Licenciée en 2001, alors qu'elle avait rassemblé un solide dossier démontrant tout une série de malversations, Annick Lepage a été entendue le 21 février dernier par le juge d'instruction Roger Le Loire, chargé d'instruire l'affaire de l'UIMM.

Ses déclarations explosives réorientent les investigations des enquêteurs sur la piste de l'argent de la formation professionnelle, une manne de 23 milliards d’euros par an.

Ainsi, pour Annick Lepage, la fameuse " caisse noire " de l'UIMM de 600 millions d'euros serait en grande partie constituée par de l'argent détourné de la formation professionnelle.

A ce tarif là, je vais essayer de me lancer dans la formation professionnelle de tous les détournements de fonds possibles dans ce pays, car apparemment, il semble que cela ne fasse pas bouger, ni la justice, ni nos concitoyens.

A votre avis, qui vais-je avoir comme élèves ???

Bon, comme d'habitude, vous n'êtes pas obligé de me croire.
Jean Paul, libre penseur pas encore formateur



Réponse de Jean Paul Charamel | Chroniqueur
Il y a 16 jours et 1 heure | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus

AREA  TIME | Transport de prélèvements biologiques pour essais cliniques
Bonjour,

© Capital.fr

Formation professionnelle : le royaume des inégalités

Le Conseil d'orientation de l'emploi a remis ce jeudi, son diagnostic sur la formation professionnelle. Il pointe les incohérences du système.


Après la réforme du marché de travail, le gouvernement s'attelle à un autre dossier : la formation professionnelle. Le Conseil d'orientation de l'emploi (COE) a rendu ce jeudi 3 avril son rapport à la ministre de l'économie, Christine Lagarde. Les inégalités en matière de formation professionnelle se confirment.

Les cadres trois fois plus formés que les ouvriers
Paradoxe de la formation professionnelle française, les chômeurs qui devraient bénéficier d'un accompagnement sont avec les plus de 50 ans et les personnes sans qualification, les plus mal lotis. Les cadres et les professions intellectuelles supérieures ont accès " trois fois plus que les ouvriers à la formation". Des inégalités sont aussi constatées entre les diplômés de l'enseignement supérieur et les sans diplôme. Le taux d'accès à la formation continue est plus de trois fois supérieur pour les personnes diplômées que pour les profils en échec scolaire. Autre incohérence : les salariés des grandes entreprises ont plus souvent accès à une formation continue que ceux des PME.

Jeunes, chômeurs et salariés : les cibles favorites
Conséquence directe : le COE propose de privilégier trois types de publics. Les jeunes. Avec comme objectif de favoriser leur insertion professionnelle. Les principaux concernés sont évidemment ceux qui sortent du système scolaire sans diplôme. L'objectif étant de les recenser chaque année et de les accompagner. Cela suppose " une meilleure articulation entre l'Education nationale et les missions locales" d'une part, et une meilleure articulation entre "la formation initiale et la formation continue", d'autre part, indique le rapport.

Deuxième cible favorite : les salariés. Le Conseil d'orientation de l'emploi suggère d'aller plus loin que la réforme du marché du travail en matière de DIF. En effet, elle propose un transfert des droits "en permettant aux salariés, lors du départ de l'entreprise, de disposer entièrement des droits accumulés". Enfin, les demandeurs d'emplois ne sont pas oubliés. Des formations qualifiantes pourraient leur garantir un retour à la vie active.

Cela vient en partie du fait "qu'il n'y a pas un système de formation professionnelle mais plusieurs qui poursuivent chacun leur propre stratégie". En effet, le rapport du COE indique que ce marché a des statuts différents selon le public (salarié ou demandeur d'emploi) et des modes de financement variés : Etat, régions, partenaires sociaux. Son autre préconisation ? Coordonner les actions de financement. Verdict en avril lors d'une conférence quadripartite entre l'Etat, les syndicats, le patronat et les régions.

Bien cordialement
Réponse de AREA TIME | Transport de prélèvements biologiques pour essais cliniques
Il y a 15 jours et 19 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus

Didier Houth | Formateur Conseil Projet d'Entreprise
@Jean-Pierre,

Merci de diffuser ainsi une mini synthèse de l'oeuvre de Pierre-Joseph PROUDHON glanée sur le Net.

Merci également de confirmer mes dires, en montrant que Jules FERRY s'est surtout intéressé et a surtout oeuvré au développement de l'enseignement initital, pendant que Pierre-Joseph PROUDHON s'intéressait, lui, à la formation continue, devenue la Formation Professionnelles Continue.

Cette Formation Professionnelle Continue a été en effet, et l'ai encore pour l'essentiel, financée par les entreprises et les salariés. Ceci autorise les partenanires sociaux a y jouer un rôle clé, à côté de l'Etat, ou de ses démembrement que sont les Collectivités territoriales, et ses organismes dédiés, comme le GRETA et l'AFPA.

Aujourd'hui, le problème du chômage de masse, et notamment du chômage des jeunes, a amené l'Etat à s'investir de plus en plus autoritairement dans la formation Professionnelle Continue.

Le manque de ressources de l'Etat et le constat d'échec du système éducatif initial français font qu'il se tourne vers les caisses et les organismes de la Formation Professionnelle Continue, jusqu'à présent exclusivement gérés par les Partenaires Sociaux.

Cet isolement endogamique avez entrainné quelques dérives, qui misent à jour, aident bien l'Etat pour mettre la main sur cette manne et ces savoir-faire qui lui manquent si cruellement.

Car contrairement au texte de la question initiale posée, c'est vers des organismes publics et semi-publics, et non pas privés, que la concentration s'effectue.

L'absoption de l'UNEDIC par l'ANPE, dans le "Pôle emploi" est l'image actuelle la plus caractéristique de l'étatisation des ressources du monde professionnel.

Cette étatisation tendrait à s'accompagner de l'intégration de culture, d'outils et de méthodes issus du privé dans la façon de travailler et d'évaluer les résultats. En fait, on assiste à une acculturation dont personne ne sait ce qu'elle donnera. Bien que la révolte des deux communautés face a une perte de repères soit la plus plausible.

Savoir si cette étatisation de la Formation Professionnelle Continue va entrainer une amélioration de l'intégration professionnelle reste encore à démontrer.

Une chose est sûre, c'est qu'après avoir étatisé la protection sociale dans l'après-guerre, l'étatisation de la Formation Professionnelle Continue va encore un peu plus affaiblir les syndicats français de salariés et d'employeurs, les jetant un peu plus dans une obligation de conflictualisation des relations sociales pour exister.

Viadèolement vôtre
Didier HOUTH
Réponse de Didier Houth | Formateur Conseil Projet d'Entreprise
Il y a 15 jours | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus

Jean-Pierre GAUTIER | Consultant, Gerson Lehrman Group
@ Didier :

Non Proudhon ne s'est pas en tant que tel intéressé à la formation professionnelle. Il ne s'y est intéressé qu'accessoirement (exclusivement en terme de formation initiale scolaire) comme je l'ai indiqué en tant que mécanique permettant l'acquisition d'un meilleur salaire.

Courtoisement

Jean-Pierre GAUTIER
Réponse de Jean-Pierre GAUTIER | Consultant, Gerson Lehrman Group
Il y a 14 jours et 18 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus